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Emblème et Mythologie du Patrimoine Industriel

#Volet 2: Mathilde Dieudonné et Tobias Heitz



du 02 au 30 novembre 2018


CDN de Nancy- Théâtre de la Manufacture

Le patrimoine industriel est complexe car il est à la fois affaire d’institutions et d’appropriation sociale. C’est le jeu entre les différents acteurs qui lui donne une symbolique spécifique. Il raconte des histoires plus ou moins véridiques, engagées, politiques et parfois enjolivés. Nombreuses sont aux portes de nos villes les traces physiques de l’obsolescence de l’industrie. Ces legs témoignent du phénomène de mutation économique qui a bouleversé les structures spatiales de la production de la fin du vingtième siècle. Du bassin minier à l’usine de sel, les vieilles carcasses rouillées et les blocs de bétons armés, se voient depuis une vingtaine d’années revisitées par de nouveaux regards. Le mot productivité n’est désormais plus prononcé pour justifier de l’existence de ces constructions. Ce sont les mots création, échange et mémoire qui l’ont remplacé. Un glissement qui révèle une mutation conséquente de la valeur du travail. Fini le mythe du plein emploi, face à cette déshérence, il y a l’attente... L’attente que l’on prenne en compte les traces de ce pan de vie comme élément de mémoire ou qu’on les transforme en une nouvelle activité, vecteur de renaissance. N’oublions pas que l’usine au départ n’est pas faite pour plaire mais pour produire ! Le patrimoine industriel est en fait composé de bâtiments aux structures et fonctions hétérogènes. La friche industrielle est un miroir, imposant et disgracieux auquel font face les élus et la population. Image dérangeante des conséquences de la globalisation économique et de l’accélération technologique, elle révèle un manque, une fracture tant individuelle que collective.

Restflächen – Surfaces résiduelles

« Emblème et mythologie du patrimoine industriel » # Volet 1



26 janvier au 25 mars 2018


Galrie im KuBA - Saarbrucken

Projet photographique Franco /Allemand sur les anciens sites Industriels en Lorraine et en Sarre
Projet réalisé en collaboration avec le Goethe Institut de Nancy.
Avec le soutien de la Région Grand-Est et de la Région de la Sarre.

Préambule

Le patrimoine industriel est complexe car il est à la fois affaire d’institutions et d’appropriation sociale. C’est le jeu entre les différents acteurs qui lui donne une symbolique spécifique. Il raconte des histoires plus ou moins véridiques, engagées, politiques et parfois enjolivés. Nombreuses sont aux portes de nos villes les traces physiques de l’obsolescence de l’industrie. Ces legs témoignent du phénomène de mutation économique qui a bouleversé les structures spatiales de la production de la fin du vingtième siècle. Du bassin minier à l’usine de sel, les vieilles carcasses rouillées et les blocs de bétons armés, se voient depuis une vingtaine d’années revisitées par de nouveaux regards. Le mot productivité n’est désormais plus prononcé pour justifier de l’existence de ces constructions. Ce sont les mots création, échange et mémoire qui l’ont remplacé. Un glissement qui révèle une mutation conséquente de la valeur du travail. Fini le mythe du plein emploi, face à cette déshérence, il y a l’attente... L’attente que l’on prenne en compte les traces de ce pan de vie comme élément de mémoire ou qu’on les transforme en une nouvelle activité, vecteur de renaissance. N’oublions pas que l’usine au départ n’est pas faite pour plaire mais pour produire ! Le patrimoine industriel est en fait composé de bâtiments aux structures et fonctions hétérogènes. La friche industrielle est un miroir, imposant et disgracieux auquel font face les élus et la population. Image dérangeante des conséquences de la globalisation économique et de l’accélération technologique, elle révèle un manque, une fracture tant individuelle que collective.

Habiter La ville -Leben in der Stadt

Habiter La ville -Leben in der Stadt



21 janvier au 02 avril 2017


Place Thiers- Gare de Nancy

Quelles relations l’homme entretient-il avec son territoire ? L’homme façonne-t-il le territoire à son image ou est-il façonné par son territoire ? Les expériences de vie urbaine sont-elles les mêmes d’une ville à l’autre ? Ce sont ces réflexions qui ont motivé l’initiative de Markus Kiefer, plasticien et vidéaste allemand, Jacob Birken, historien d'art et philosophe germano-polonais et des deux Français, Eric Didym photographe et Jean-Edouard Hasting, écrivain. Ces deux duos se sont penchés plus particulièrement sur les deux villes jumelées de Karlsruhe et Nancy.

Un projet organisé par Surface Sensible en partenariat avec le Goethe-Institut de Nancy, le centre culturel franco-allemand et le BBK de Karlsruhe
Avec le soutien financier de la Région Grand-Est, la DRAC Grand-Est, la Ville de Nancy , la Ville de Karlsruhe et la Métropole du Grand Nancy

Habiter la Ville

Leben in der stadt



du 22-10 au 6-11-2016


Orgelfabrik Durlach Karlsrhue

Avec Jacob Birken / Eric Didym / Jean-Edouard Hasting / Markus Kiefer
Nancy / Karlsruhe: Regards croisés sur deux villes européennes
Quelles relations l’homme entretient-il avec le territoire qui l’habite ?
L’homme façonne-t-il le territoire qu’il habite à son image ? Ou, a contrario, le territoire que l’homme habite le façonne-t-il à son image ? Sans doute un peu des deux, dans une relation forte d’interaction et d’influence mutuelle entre l’homme et le territoire, l’un agissant sur l’autre, et réciproquement.
A l’instar de l’éclairage que nous apporterons sur les relations qu’entretiennent l’homme et le territoire, nous éclairerons les relations qu’entretiennent l’image et l’écriture, par le biais d’une rencontre et d’un temps de partage, sans artifices, entre deux écritures impatientes l’une de l’autre.
Curiosité sensible bâtie et exprimée avec la nécessité de dire et de montrer qu’il est possible de partager un terrain de jeu où l’enfance a laissé des traces et a droit de citer aussi bien par le mot que par l’image… Porosité de la langue verbale, de de la photographie, de l’image jusqu’à entrer en poésie…
Quelles relations l’homme entretient-il avec le territoire qui l’habite ?
L’homme façonne-t-il le territoire qu’il habite à son image ? Ou, a contrario, le territoire que l’homme habite le façonne-t-il à son image ? Sans doute un peu des deux, dans une relation forte d’interaction et d’influence mutuelle entre l’homme et le territoire, l’un agissant sur l’autre, et réciproquement.
A l’instar de l’éclairage que nous apporterons sur les relations qu’entretiennent l’homme et le territoire, nous éclairerons les relations qu’entretiennent l’image et l’écriture, par le biais d’une rencontre et d’un temps de partage, sans artifices, entre deux écritures impatientes l’une de l’autre.
Curiosité sensible bâtie et exprimée avec la nécessité de dire et de montrer qu’il est possible de partager un terrain de jeu où l’enfance a laissé des traces et a droit de citer aussi bien par le mot que par l’image… Porosité de la langue verbale, de de la photographie, de l’image jusqu’à entrer en poésie…

GUERRES ET FRONTIERES

GUERRES ET FRONTIERES



DU 12 MAI au 19 JUIN 2016


ARSENAL de METZ

Le territoire frontalier a été et continue d’être une terre de rencontres et de contrastes, un laboratoire de nouveaux types de culture participant aux lentes mutations des civilisations. De nos jours, le globe en mouvement inclut les frontières dans la problématique de la mondialisation. L’association Surface Sensible a demandé à Jérôme Sessini de porter son regard sur cet incroyable « shopping international », très caractéristique du début du 21eme siècle car il nous parait important de réaliser un travail photographique sérieux sur ce sujet.
Jérôme Sessini est photographe de Magnum Photos. Il a couvert de nombreuses zones de conflit : Libye, Irak et plus récemment la Syrie. Pris dans les combats à Alep, le photographe raconte en image cette guerre.
C’est en Février 2014 lors des manifestations sur la place Maidan à Kiev que Jérôme se rend en Ukraine la première fois. Depuis lors, le photographe est allé dans ce pays à plusieurs reprises et pendant de longues périodes, documentant la vie dans la région du Donbass: un travail en profondeur sur les conséquences sociales de la violence, ce qui ouvre une porte sur un pays plongé dans une véritable guerre civile, dans un climat de tensions de la guerre froide entre l'Est et l'Ouest.
Jérôme Sessini traite de la situation ukrainienne sérieusement et les capacités de réflexion qui sont tangibles dans ses images sont capables d'établir un dialogue profond avec l'observateur.
Ces photographies ne cherchent pas de sensationnalisme mais dans ces images nous parvenons à percevoir le silence et la peur, si vivante et nous semblons même sentir le goût du sang et de la mort, mais il y aussi la poésie de Natalia, que la guerre a tout pris, mais qui sonne si sublime en jouant Brahms et Chopin au piano.
Il y a les coups de feu et les cris de Maidan, mais aussi la pluie qui tombe lentement sur le silence d'un paysage dépouillé de sa dignité…


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